Articles de la catégorie : Les fiches du locavore

Halte à la malbouffe !

Devenir locavore, c’est aussi prendre conscience des méfaits sur la santé d’une alimentation trop grasse ou composée d’additifs chimiques. Oui, la malbouffe peut tuer alors agissons et contrôlons ce qu’il y a dans nos assiettes !

1) Chiffres et constat

Un rapport de l’OMS, intitulé «Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé», publié en 2004, nous apprend que les dérives de l’alimentation sont l’une des toutes premières causes de mortalité planétaire.

L’Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que 60 % des 56 millions de décès annuels viennent de maladies chroniques (cardio-vasculaires, diabètes, cancers) dues à l’hypertension, l’hypercholestérolémie, une trop faible consommation de fruits et légumes, l’obésité, la sédentarité et le tabagisme, tous facteurs de risque qui sont liés à l’alimentation et à l’exercice physique.

Ces chiffres montrent bien que la lutte contre la malbouffe, loin d’être accessoire est une question cruciale de santé publique sur laquelle les scientifiques ont commencé à s’intéresser quand ils se sont rendus compte que malgré l’amélioration sans précédent du confort, de la salubrité des logements, de l’hygiène collective et individuelle, les dépenses de santé des pays occidentaux explosaient littéralement et qu’on assistait même à une multiplication de certaines maladies comme les cancers.

Il y a donc deux aspects importants dans la lutte contre la malbouffe : les habitudes alimentaires et la qualité des produits. il serait absurde, par exemple, d’encourager les gens à manger plus de fruits et légumes s’ils ingurgitent des pommes ou des haricots bourrés de pesticides et de produits chimiques divers.

De plus en plus de spécialistes accusent la nourriture industrielle d’être trop grasse, trop sucrée, trop salée et trop pauvre en fruits et légumes frais.

2) Les risques de la malbouffe sur la santé

La malbouffe serait, pour certains, responsables de ces chiffres alarmants : 8 millions d’obèses, plus de 500 000 insuffisants cardiaques, 10 millions d’hypertendus, plus de 2 millions de diabétiques et 25 % de cancers liés à une mauvaise alimentation.
L’excès de gras, par exemple, augmente directement le risque des maladies cardio-vasculaires. Le cholestérol bouche les artères et peut provoquer un infarctus. Pourtant, un adulte sur cinq présente un taux de cholestérol sanguin supérieur à 2,5 g par litre.
L’excès de sel, quant à lui, augmente le risque d’avoir de l’hypertension artérielle ou une insuffisance rénale, alors que l’excès de sucre accroît celui d’avoir un diabète sucré. Et lorsqu’il est associé à un manque d’activité physique, c’est l’obésité qui guette.
Voilà donc une bonne raison de devenir locavore, non ? Manger local (et bio, la combinaison des deux est encore mieux) s’avère donc  une bonne façon de préserver son capital santé et limiter les risques de maladies!

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Réduire, trier et recycler nos déchets : une priorité !

La réduction à la source

La réduction à la source des emballages vise à réduire la quantité et le volume des emballages utilisés pour protéger, transporter et commercialiser les produits. C’est un enjeu fondamental qui vise à réduire la quantité de déchets et éviter ainsi d’avoir à les traiter : un emballage évité est un emballage en moins à recycler !

68% des Français déclarent privilégier les produits qui ont le moins d’emballages et 84% déclarent trier leurs emballages (données Sociovision 2010). La recherche du juste emballage, l’amélioration de la recyclabilité et l’information pratique pour aider au tri sont donc des attentes fortes des consommateurs.

L’opinion commune concernant les emballages est qu’ils sont partout en augmentation. C’est une idée reçue puisque le poids global des emballages en France diminue, alors même que la consommation continue d’augmenter.

D’après l’étude Eco-Emballages / ADEME, le tonnage des déchets d’emballages ménagers a diminué de 5 % entre 1994 et 2006. Les consommateurs ont sans nul doute un rôle à jouer par leur choix de consommation.

La chaîne du tri

Acier (boîtes de conserve, canettes) : l’acier est transporté à l’aciérie où il est broyé, fondu puis étiré et transformé en bobines, en barres ou en fils. L’acier arrive ainsi chez les industries clientes qui le transforme en nouveau produits.

Carton (emballages et briques alimentaires) : le carton est transporté à la papèterie. Les fibres sont raffinées puis essorées, séchées et pressées. On obtient de la feuille de papier qu’on enroule en de grosses bobines. Une fois à  la cartonnerie, on décline ces feuilles de papier soit en nouveau produits, soit en emballage.

Verre (bouteilles et bocaux) : le verre brut est broyé puis fondu à plus de 1500 degrés. Après cette opération, le verre peut prendre n’importe quelle forme, mais il est le plus souvent transformé en bouteilles. Les bouteilles recyclées sont remplies et conditionnées au centre d’embouteillage.

Plastique (bouteilles et flacons uniquement, avec leur bouchon) : les plastiques sont compactés, puis transportés vers un centre de régénération. Ils sont broyés en paillettes et plongées dans l’eau. Les paillettes et les granulés sont ensuite envoyés au recycleur qui les transforme en nouveaux produits ou en emballages.

Aluminium (canettes, aérosols) : l’aluminium compacté en balles pour être transporté vers un centre d’affinage. On broie l’aluminium, puis on le passe au four pour être fondu. On peut alors le couler en lingots ou le transporter sous sa forme liquide. L’aluminium arrive ainsi chez les industries clientes qui le transforme en nouveau produit.

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Qu’est-ce que le vin bio ?

On pourrait dire aussi vin issu de viticulture biologique…C’est un vin produit à partir de raisins issus de l’agriculture biologique. Ces vins sont garantis actuellement par des organismes privés gestionnaires de marques, en l’attente d’un cahier des charges officiel européen !

Un label certifiant seulement le raisin !

Pour obtenir le label Agriculture Biologique (label AB), les vignes doivent être conduites selon un cahier des charges précis : interdiction du désherbage chimique et de l’utilisation de produits de traitement de synthèse. La protection du vignoble se fait uniquement avec des produits chimiques « d’origine naturelle » tels le dioxyde de soufre et le sulfate de cuivre, mais souvent aussi avec des décoctions de plantes (vin biodynamique).

Ainsi, le label bio se limite à la qualité du raisin et n’entre pas en compte dans le processus de vinification qui est exclu par le règlement européen de l’agriculture biologique CE 2092/91.

Toutefois, il existe aussi la vinification biologique, labellisée notamment par la Fédération nationale interprofessionnelle des vins de l’agriculture biologique, Nature & progrès et Démeter. Depuis le 8 mars 2012, le règlement no 203/2012, paru au Journal officiel du 9 mars 2012 accorde aussi une certification pour la vinification (notamment un dosage en sulfites réduit). Son application est prévue pour le 1er août 2012 avec des possibilités de rétroactivité pour les producteurs qui pourront prouver la conformité de leur vin aux nouvelles contraintes.

Le vin bio a la cote

D’une dizaine au début des années 1980, les viticulteurs bio étaient, en France en 2005, au nombre de 1 500, 2 301 fin 2008 et 3 024 fin 2009, la première région viticole bio étant le Languedoc-Roussillon avec 12 661 ha en 2009, l’Aquitaine avec 5 464 ha et le Midi-Pyrénées avec 805 ha.

Une des raisons de cette augmentation est une volonté d’amélioration de la santé et de ne plus respirer ou être en contact avec les engrais, insecticides, fongicides et désherbants chimiques. Une autre raison, plus commerciale, est qu’il existe aujourd’hui un véritable marché de produits agricoles bio, notamment à l’export, débouché de 70 % des vins bio produits en France.

La différence entre vin bio et vin naturel ?

Pour résumer, les vins naturels sont des vins sans additifs, avec un minimum d’interventionnisme…et sans soufre évidemment. Mais il peut contenir des résidus de pesticides ou d’herbicides. Pour éviter tout désagrément, se renseigner auprès du vigneron car il n’y a pas encore de certification.
Les vins bio ont une certification comme on l’a vu plus haut qui confirme l’absence de tout produit chimique à la vigne, mais pas à la cave… Donc encore une fois, discutons avec le vigneron et essayons de comprendre le travail au cuvage. Car à l’analyse, on découvre trop souvent des vins levurés, sulfités etc…Mais aussi des vins sans aucuns additifs. Seuls ces derniers devraient prétendre s’appeler « vin bio »…mais il y a un hic dans la réglementation qui devrait évoluer dans le bon sens !

L’abus d’alcool (même bio!) est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Pourquoi faut-il privilégier les circuits alimentaires courts ?

Au cours de l’émission 200 km à la ronde diffusée sur France 5 tous les jeudis depuis maintenant 5 semaines et sur ce blog qui l’accompagne, nous avons pu vous expliquer les avantages à acheter et consommer local et donc à favoriser des circuits alimentaires courts. Voici un petit résumé des raisons pour lesquelles être locavore est intéressant aussi bien pour le consommateur que pour les producteurs et  la planète !

Cliquez pour agrandir.

1. Diminution de l’empreinte écologique

L’impact écologique de nos produits alimentaires est principalement déterminé par 2 facteurs :
- le mode de production (conventionnel / biologique, animale/végétale…)
- les distances parcourues par les produits, des lieux de productions aux lieux de vente, mais aussi par les intrants nécessaires à leur production (ensilage, engrais…) et les emballages. Il ne faut pas oublier le trajet que fait le consommateur pour acheter ces produits.

2. Une meilleure alimentation

Le fait de consommer local participe à la redécouverte des produits locaux de saisons, leurs valeurs nutritives, leur mode de production/fabrication, leur préparation culinaire… cela en tissant un lien de confiance entre consommateur et producteur. Au-delà de la question du bio, on peut noter que le produit local présente un atout « fraicheur » non négligeable dans la préservation des nutriments contenus dans l’aliment.

3. Les circuits courts, un commerce équitable de proximité !

Si la filière locale est bien organisée et de taille suffisante, cela permet une meilleure rémunération du producteur et un prix moindre pour le consommateur, avec des marges mieux réparties. Ainsi tout le monde s’y retrouve. L’agriculteur vit mieux de son travail et n’est plus soumis aux pressions des centrales d’achat ou des variations du marché. Le citoyen peut se fournir avec des produits de qualité à un prix équitable.

4. La préservation du tissu économique local

Les circuits courts permettent le maintien, voire le développement, d’exploitations agricoles. En préservant le tissu économique local, on fait perdurer les compétences et métiers qui constituent le savoir-faire de nos territoires.

5. L’anticipation de la rareté énergétique

Acheter et consommer local limite de fait notre dépendance aux énergies fossiles et permet d’anticiper la rareté énergétique à venir.

Source : Cynorhodon (association pour le développement durable)

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Les Français de plus en plus locavores…

Sans le savoir (peut-être) les Français chérissent de plus en plus les petits producteurs à côté de chez eux pour consommer local ! Une tendance qui s’accentue au fil des années.

Le locavorisme a le vent en poupe. 49% des Français achètent ou consomment régulièrement des produits alimentaires fabriqués localement, selon une étude réalisée par BVA fin 2011.

Un succès qui ne doit rien au hasard. Pour 45% des sondés, consommer local permet la préservation du goût des produits, la création d’emplois dans la région d’appartenance (42%), la sécurité alimentaire (38%), la sauvegarde d’un patrimoine régional (33%) et encore celle de l’environnement (31%).

Achats de fruits et légumes, de produits laitiers, de charcuterie…: «Le consommateur a besoin de retrouver confiance avec un produit de qualité tout en y associant le plaisir», résume Philippe Pilliot, délégué général de la Fédération nationale de l’épicerie (FNDE).

Des produits encore réputés plus chers

Le frein à ce mouvement, c’est encore le prix.  En effet, 66% des personnes interrogées estiment que les produits alimentaires locaux sont plus chers que les autres. Ceux qui déclarent en acheter régulièrement sont 56% à exprimer cette opinion. Ainsi, 65% des locavores sont des foyers plus aisés. On trouve aussi davantage de 65 ans et plus (73%) et de femmes (58%).

L’achat local est également une aubaine pour les commerçants indépendants. 55% des Français estiment que l’on y trouve davantage de produits locaux que chez un commerçant franchisé. Un bon moyen pour se démarquer un peu plus de la moyenne et de la grande distribution.

En tout cas si parfois les produits alimentaires locaux coûtent plus cher ils sont meilleurs pour la santé ! (cf. étiquettes alimentaires)

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

L’exception Marco Polo

Vous avez pu découvrir son existence dans l’épisode 3 de 200km à la ronde diffusé le jeudi 21 juin  sur France 5 !

Pour ceux qui auraient loupé l’épisode, voici une petite explication de rattrapage.

Certes, le locavore n’a pas la vie facile, manger local demande beaucoup d’efforts mais attention il ne faut pas non plus tomber dans l’extrémisme.  Ainsi, il existe dans la philosophie de ce mouvement un précepte qui devrait en réjouir plus d’un : l’exception Marco Polo. Il s’agit d’inclure dans son alimentation  un ou des produit(s) venu(s) d’ailleurs : le plus souvent, les adeptes locavores optent pour le sel, le poivre ou les épices. Certaines de nos familles toulousaines ont quant à elles choisi le chocolat ou encore le fameux café cher à Julien ! Ce sont des entorses à la règle mais elles sont là au contraire pour alléger la difficulté de manger local et réconforter car il n’y a rien de pire que la frustration qui aboutit souvent à l’abandon comme dans un régime d’ailleurs. Vous l’aurez compris, le but dans le locavorisme n’est absolument pas de se priver et d’être frustré, l’exception Marco Polo incarne donc une joyeuse violation !

Au fait, qui était Marco Polo ?

Si on a donné le nom de Marco Polo à cette exception c’est tout simplement parce que c’est un personnage qui incarne le voyage, l’exploration, les longues traversées notamment en Chine donc des distances parcourues immenses (à l’image des épices qui arrivent dans notre assiette !)

Marco a 15 ans lorsque son père et son oncle reviennent d’un long voyage en Chine. Les deux marchands ont pu traverser l’Asie centrale dans une relative sécurité, toutes ces contrées ayant été unifiées quelques décennies plus tôt par Gengis Khan et ses terribles guerriers mongols.

C’est alors que les frères Polo repartent pour la Chine avec le jeune Marco…Ils vont traverser ensemble la fameuse « Route de la Soie » et un message du pape. Marco Polo devient un familier de l’empereur et obtient même le gouvernement d’une ville.

Il effectue alors de nombreux voyages qui lui permettent d’apprécier l’art de gouverner des Mongols et les merveilles de l’Extrême-Orient. Il entend parler de contrées mystérieuses comme Cipango (le Japon!). Les Polo regagnent Venise en 1295 après une absence de 24 ans.

Il faudra attendre plus d’un siècle avant que d’autres voyageurs ne se lancent sur leurs traces. Mais ces nouveaux aventuriers, comme Vasco de Gama et Christophe Colomb, préféreront la voie maritime à la voie terrestre. C’est qu’entre-temps, l’irruption des Turcs aura rendu très difficile aux chrétiens de suivre l’antique «route de la Soie».

Trois ans plus tard, en 1298, Marco Polo dicte en français le récit de ses voyages, « Le Devisement du monde » qui est également connu sous des noms divers mais surtout comme « Le Livre des Merveilles, Il Milione »… Si le texte original est perdu, près de 150 manuscrits anciens existent, traduits dans toutes les langues, dont une version dite de Ramusio qui a relancé au XXème siècle les études sur Marco Polo.

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

OGM: le grand débat

Qu’est qu’un OGM ?

Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (animal, végétal, bactérie) dont le patrimoine génétique a été modifié par l’homme pour leur conférer de nouvelles propriétés afin de construire des organismes qui n’auraient jamais existé dans la nature.
Les OGM peuvent être utilisés dans de nombreux secteurs, notamment médicaux, industriels, agricoles et agro-alimentaires.

Les enjeux : ils posent à la fois des problèmes éthiques (avons-nous le droit d’interférer avec les mécanismes de la vie ?) mais également et surtout des questions socio-économiques et environnementales. Les OGM ne transforment-ils pas l’agriculture en une industrie commandée par quelques grandes multinationales ? Leur dissémination ne présente-t-elle pas de risques pour la biodiversité et la santé ?

Pour répondre, il faut d’abord s’interroger sur les raisons qui poussent certaines firmes à y avoir recours.

Pourquoi les développe-on ?

Leur accroissement est lié aux « avantages » mis en avant par les sociétés qui les produisent, en voici quelques-uns :

Leur tolérance aux herbicides

L’agriculture utilise aujourd’hui essentiellement des herbicides totaux, c’est-à-dire des produits chimiques actifs à faible dose et qui détruisent un large spectre de plantes (donc potentiellement les plantes cultivées). Par la modification génétique, les firmes cherchent à protéger cette plante cultivée contre le principe actif de l’herbicide. De nombreuses espèces végétales, comme le colza, le maïs, la betterave ou le soja ont déjà bénéficié de cette technique, pour devenir tolérantes à des herbicides totaux.

• et/ou leur résistance aux insectes et aux maladies
Les rendements des cultures peuvent être fortement affectés par des ravageurs (notamment des insectes tels que des chenilles ou des coléoptères) ou des maladies (par exemple dues à des champignons). La protection des cultures fait appel alors à des techniques préventives et curatives, bien souvent à l’aide d’insecticides ou de fongicides chimiques. Il est possible par génie génétique de permettre à la plante de se défendre elle-même contre les insectes en lui faisant produire des protéines insecticides telles que la protéine Bt secrétée par une bactérie du sol (Bacillus thuringiensis). C’est le cas de maïs comme le maïs MON810 de la société Monsanto, résistant à la pyrale du maïs et à la sésamie.

• Amélioration de la croissance et des rendements
On essaie d’améliorer le rendement des plantes en agissant sur les plantes elles-mêmes pour améliorer leur capacité d’absorption des engrais ou pour leur faire produire, au niveau des racines, des substances favorisant certaines bactéries utiles.
Le génie génétique cherche également à augmenter la vitesse de croissance des poissons comme le saumon, ou à améliorer la qualité et la quantité de laine chez le mouton.
• Résistance aux stress environnementaux

Une grande partie de la surface de la planète est impropre à l’agriculture du fait de conditions défavorables (froid, sécheresse, salinité…). Les biotechnologies cherchent à développer des plantes génétiquement modifiées capables de mieux supporter ces stress : fraises résistantes aux gelées précoces, maïs nécessitant moins d’eau pour sa croissance etc. On essaie également de développer des plantes capables d’éliminer du sol certains résidus toxiques comme le trinitrotoluène (TNT) ou les métaux lourds (mercure, arsenic, etc.).
• Amélioration de la santé animale

La modification par génie génétique des aliments destinés à l’élevage peut être un moyen de lutter contre les maladies animales. Cette alimentation pourrait produire directement des anticorps ou des vaccins. La lutte contre les maladies pourrait se faire au niveau de l’animal de lui-même : son patrimoine génétique pourrait être modifié pour qu’il produise des anticorps spécifiques destinés à prévenir des maladies d’origine virale.

• Amélioration de la qualité des aliments

L’introduction de nouveaux gènes peut conduire à améliorer la qualité d’un aliment sur le plan nutritionnel (augmentation de la quantité de vitamines dans certaines plantes comme le riz, diminution de la teneur en acides gras saturés dans les plantes à huile, augmentation de la teneur en oméga-3 du soja, etc.), sur le plan, sur le plan de la conservation ou encore sur le plan digestif (amélioration de la digestibilité des aliments pour bétail).


Les risques

A ce jour, les scientifiques ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la nocivité sanitaire et environnementale des OGM sinon le débat serait tranché.

Toutefois, la législation européenne est la plus contraignante sur les OGM : seules des cultures expérimentales sont présentes et le principe de précaution a été utilisé par plusieurs pays pour imposer un moratoire sur ce type de culture.

En France, les OGM autorisés pour la filière de l’alimentation humaine (ce qui nous intéresse ici) concernent 5 sortes de maïs doux et leurs produits dérivés du soja Roundup Ready (développé par la firme Monsanto), des huiles obtenues à partir de colza et de coton transgéniques.

Voice les plus gros risques potentiels engendrés par les OGM sur la santé et l’environnement :

-La dissémination des gènes, via les pollens, le vent ou les insectes qui peuvent aller contaminer des plantes non OGM.

-L’augmentation éventuelle mais pas encore prouvée du risque allergique.

-Risque lié à l’ingestion d’insecticide fabriqué par certaines plantes OGM (dit insecticide protéique, qui n’a  jamais été évalué)

-Effets des OGM non prévisibles ou l’effet Pusztai (risque de modification de l’expression habituelle des gènes).

-Le brevet sur le vivant (Le vivant et notamment le corps humain à travers les gènes, ne doit pas, selon certains, être intégré à un processus de marchandisation équivalent à celui pratiqué pour les autres biens et ce pour des raisons éthiques).

-La promotion de la monoculture qui va contre la biodiversité des cultures nécessaires pour l’autonomie alimentaire de certaines régions et de certains pays.

Vous trouverez grâce à ce lien une liste des produits contenant des OGM http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide .

Une liste qui fait froid dans le dos si les risques engendrés par les OGM étaient avérés !

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Utilisation agricole des pesticides en France selon les cultures

On a utilisé en France 76000 tonnes de substances actives en 2004 (100 000 tonnes en 2000).

Notre pays est le premier utilisateur de pesticides en Europe (30% des quantités consommées) et le troisième au plan mondial.

Certains secteurs sont gros consommateurs comme par exemple la viticulture qui représente en France 20% du marché pour 3% de la Surface Agricole Utile (SAU).

Source: Ministère de l'Agriculture - 2005

Que deviennent ces pesticides?

Selon les conditions d’utilisation, 20 à 40 % des pesticides épandus n’atteignent pas leur cible. Les causes sont multiples : dérive lors de l’épandage (mauvais réglage du matériel, entraînement par le vent), revolatilisation des produits, entraînement par la pluie (ruissellement et infiltration) et par l’érosion. On retrouve ainsi des pesticides dans tous les compartiments de l’environnement (air, eaux, sols), dans tous les écosystèmes terrestres et aquatiques où ils contaminent à des degrés divers plantes et animaux.

Bien entendu, on les retrouve aussi dans les produits alimentaires issus directement (céréales, légumes, fruits) ou indirectement (jus de fruits, vin, bière, lait, viande) des cultures traitées.

Source CPP-Corpen (cliquez pour agrandir)

Pour davantage d’informations sur la nocivité des pesticides, cliquez ici.

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Pourquoi les pesticides sont-ils nocifs ?

Avant de décrire les effets nocifs que peuvent provoquer les pesticides dans notre alimentation, intéressons-nous à  ce qu’ils sont et aux raisons de leur utilisation.

Le terme « pesticides » regroupe les substances chimiques destinées à repousser, détruire ou combattre les ravageurs et les espèces indésirables de plantes ou d’animaux causant des dommages aux denrées alimentaires, aux produits agricoles, au bois ou aux aliments pour animaux. Sont également inclus les régulateurs de croissance des plantes, les défoliants, les agents réduisant le nombre de fruits ou évitant leur chute précoce, et les substances appliquées avant ou après récolte pour empêcher la détérioration des produits pendant leur stockage ou leur transport.

Doit-on dire pesticide ou produit phytosanitaire ?

Le mot « pesticide » est plus large dans le sens où il englobe des molécules d’usage vétérinaire, des molécules pour la protection des bois ou utilisés dans les peintures. Le mot « produit phytosanitaire » est plutôt utilisé pour la protection des plantes. Reste que la consommation mondiale de pesticides est en augmentation constante depuis les années 40 passant de 0,49 Kg/ha en 1961 à 2kg/ha en 2004. Si bien qu’actuellement 20% de la surface totale des Etats-Unis et 35% de celle de la France, 3ème utilisateur mondial de pesticides, sont soumis à des traitements.

Environ 350 produits différents (herbicide, insecticide, fongicide…) sont connus pour être utilisés dans la Communauté Européenne aujourd’hui.

Le problème : s’ils sont initialement utilisés pour lutter contre les bio-agresseurs, leur usage s’est tellement accru avec le développement des systèmes de cutlures intensives dans une recherche de compétitivité économique (il faut un rendement de plus en plus fort !) qu’ils deviennent nocifs :

Dans un premier temps, il faut dire qu’un usage répété de pesticides sur une même surface n’est pas efficace car à force les bio-agresseurs deviennent résistants et donc les pesticides n’ont plus d’utilité. En revanche ces actes répétés ont des conséquences : l’appauvrissement des sols, une perte de biodiversité et des effets néfastes sur notre santé.

Ce sont en fait les résidus de pesticides que l’on retrouve partout qui posent problème : dans l’eau mais aussi dans l’air, les brouillards, l’eau de pluie et malheureusement aussi dans nos aliments puisque plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides. Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides, en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux.

Face à cette situation, une seule solution : mieux évaluer les pesticides pour interdire a priori tous ceux qui présentent un potentiel toxique pour l’homme avéré ou même suspecté et surtout diminuer considérablement l’usage des pesticides en trouvant des types d’agriculture alternatifs.

Ainsi, acheter local garantit que le mode d’agriculture (même s’il n’est pas de type biologique) est moins mauvais pour le sol que celui de l’agriculture intensive. Cela garantit aussi qu’il n’y a pas d’élevage intensif et donc d’exploitation du vivant (OGM). Le mieux semble donc de consommer BIO ET LOCAL ! Je sais, tout un programme…

Pour plus d’informations sur l’utilisation des pesticides dans les cultures françaises, cliquez ici.

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Les labels dans l’alimentation: comment s’y retrouver?

Appellation d’Origine Contrôlée, Label rouge, Agriculture biologique, Indication Géographique Protégée… Que signifient ces labels et peut-on vraiment s’y fier ?

Devant la profusion de messages publicitaires écologiques, il devient primordial de permettre aux consommateurs de décoder les messages publicitaires et de trier le vrai du faux, entendez ceux qui sont officiels et ceux que s’auto-attribuent les marques.

- Agriculture biologique : Garantie du respect de l’environnement

Le label Agriculture biologique, reconnu par les pouvoirs publics français depuis 1980, garantit un mode de production respectueux de l’environnement, des équilibres écologiques, de l’autonomie des agriculteurs et du bien-être animal. L’agriculture biologique vise à la préservation des sols et des ressources naturelles.
Les  produits bio sont plus sains  car ils ne contiennent pas de pesticides chimiques de synthèse, ces produits étant interdits dans l’agriculture biologique.
Les règles encadrant ce mode de production sont identiques pour les pays de l’Union européenne.

Les produits importés d’autres pays restent soumis aux mêmes exigences pour obtenir le label Agriculture biologique. Ce label concerne les productions végétales et animales destinées à l’alimentation humaine et animale.

- AOC : une Garantie de l’origine

L’Appellation d’origine contrôlée (AOC) est un label officiel français qui désigne un produit dont chaque étape de fabrication est réalisée selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique donnant toutes ses caractéristiques au produit en question (caractéristiques géologiques, agronomiques, climatiques et historiques…) et caractéristiques humaines, (conditions de production spécifiques). Le produit AOC ne peut donc être reproduit hors de son terroir.

- AOP : l’équivalent européen de l’AOC 

Le label AOP (Appellation d’Origine Protégée) est l’équivalent au niveau européen du label AOC français pour les produits laitiers et agroalimentaires (hors viticulture).

- IGP : une garantie européenne pour une production ou une transformation locale 

L’Indication Géographique Protégée (IGP) est un label européen attribué à un produit dont les spécificités sont liées à un lieu géographique où se déroule au moins sa production ou sa transformation selon des conditions bien déterminées. Cela veut dire qu’un foie gras, par exemple, importé d’Espagne et transformé dans le Gers aura droit à cette appellation IGP Gers…
La relation entre le produit et son origine est moins forte que pour l’AOC mais suffisante pour conférer une caractéristique ou une réputation à un produit.

- Label rouge : une garantie de la qualité supérieure 

Créé en 1960, le Label rouge est un label français représentant les produits ayant, au niveau des conditions de production ou de fabrication, un niveau de qualité supérieure par rapport à d’autres produits similaires.

La qualité supérieure du label rouge repose sur tout ou partie des critères suivants :

* les conditions de production qui, pour certaines, se distinguent des conditions de production des produits similaires habituellement commercialisés,

* les caractéristiques organoleptiques du produit et leur perception,

* l’image du produit au regard de ses conditions de production,

* les éléments de présentation, de service, ou de tout autre élément pertinent démontré par une analyse du marché considérée.

Les produits pouvant bénéficier d’un label rouge sont les denrées alimentaires (dont les produits de la mer) et les produits agricoles non alimentaires et non transformés (ex : gazon, mais les produits forestiers ne sont pas concernés).

Le Label Rouge est ouvert à tous les produits quelle que soit leur origine géographique (y compris hors communauté européenne). Il est cumulable avec une IGP à laquelle il peut être associée, une STG (spécialité traditionnelle garantie, ce label ne fait pas référence à une origine mais a pour objet de mettre en valeur une composition traditionnelle du produit, ou un mode de production traditionnel) et la mention Agriculture Biologique, mais n’est pas cumulable avec l’Appellation d’Origine Protégée ou avec la dénomination « vin de pays ».

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Les produits dits de notre « terroir » sont-ils vraiment made in France ?

Selon une enquête réalisée par le Journal du Net en 2011, les produits dont certains sont considérés comme des fleurons de notre terroir sont loin d’être fabriqués entièrement dans l’hexagone. Les appellations dont ils se prévalent se révèlent souvent douteuses voire complètement fausses…Il faut donc être vigilant et vérifier ce que vous trouvez sur les étiquettes.

Voici quelques exemples de produits alimentaires à surveiller car bien souvent fabriqués en dehors de notre territoire:


- Huile d’olive : « (…) l’huile d’olive française est sans doutes le produit alimentaire qui compte le plus d’étiquetages frauduleux. Ainsi, en 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient « conformes » à la réglementation. Lors de contrôles, on constate que certaines bouteilles contiennent jusqu’à 50% d’huile de tournesol, présentent une fausse indication d’origine ou de variété d’olive qui proviennent d’Espagne ou de Grèce (…) ».


- Moutarde de Dijon : « (…) si le précieux condiment est bien préparé en Bourgogne, son ingrédient principal, la graine de moutarde, n’a rien de tricolore. En effet, les moutardiers français transforment une graine de moutarde qu’ils importent du Canada à plus de 80% et des pays de l’Est (…) l’appellation Moutarde de Dijon n’est même pas protégée. En somme, on peut produire de la moutarde sous ce nom dans le monde entier, à condition de respecter des règles déterminées par décret en 1937 (…) ».

- Champignons de Paris : « (…) Ceux que nous consommons aujourd’hui proviennent dans leur immense majorité de Chine, des Etats-Unis ou des Pays-Bas (…)La Chine avec ses 10 millions d’éleveurs domine ce marché des champignons dits de Paris avec 70% de la production mondiale (…) ».

- Charcuterie Corse : « (..) La charcuterie corse ne dispose d’aucune « appellation d’origine contrôlée (…) les éleveurs traditionnels ne captent que 10% de ce marché, et pour cause, ils ne sont pas assez nombreux pour produire plus de 1 000 tonnes. Les 10 000 tonnes restantes sont de la fausse charcuterie corse, dont la viande importée est au mieux transformée sur l’île et au pire issue d’élevages lointains ».

- Escargot de Bourgogne : « (…) Les importations d’escargots dits de Bourgogne (il n’existe pas d’appellation protégée) sont donc très importantes et peuvent représenter jusqu’à 90% de notre consommation (…) la plupart de ceux consommés en France sont issus de l’élevage dans les Vosges ou en Franche-Comté, lorsqu’ils ne viennent pas de Grèce ou d’Europe centrale ».


- Jambon d’Aoste
: « (…) fabriqué en France à partir de carcasses de viande importées de Chine et des Etats-Unis (…) ».

- Andouille de Vire : « (…) Contrairement à ce que son nom indique, il est probable qu’elle ne soit ni de fabrication normande, ni même confectionnée à partir de cochon des alentours. Car l’Andouille de Vire n’est plus qu’une recette que les industriels de la charcuterie peuvent reproduire n’importe où avec des porcs élevés à l’autre bout du monde s’ils le souhaitent. Son nom est tombé dans le domaine public, à l’instar de la saucisse de Strasbourg (…) ».

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Manger local, une démarche au cœur du développement durable.

Une approche à la confluence de trois préoccupations, dites « les trois piliers du développement durable ».

Le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Il s’agit ici de tisser un lien entre une demande et une offre plus responsables.

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux:

Bilan carbone et empreinte écologique: de quoi s’agit-il ?

Être locavore, c’est s’intéresser à l’impact de notre alimentation sur l’environnement. Pour ce faire, il est nécessaire de comprendre les outils qui sont à notre disposition.

Le bilan carbone

Le bilan carbone est un outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, devant tenir compte de toutes les étapes de la vie d’un produit : de l’extraction des matières premières au recyclage, en passant par sa transformation et sa distribution.

Exemple : Dans le cas du jus d’orange, la culture des fruits est très émettrice de gaz à effet de serre à cause de l’utilisation d’engrais. Le transport a, en revanche, moins d’impact. Mais si les oranges viennent de Floride ou du Brésil, on peut se retrouver à consommer un jus d’orange qui aura parcouru plus de 10 000 km et donc qui a une empreinte carbone plus élevée.

Une brique de jus d’orange de grande marque de 2L=1,7kg de CO2 (source : Carbon Trust, organisme indépendant et reconnu).

Cliquez pour agrandir.

Si vous êtes curieux de connaître le bilan carbone d’autres produits de la vie courante, le journaliste Denis Delbecq propose sur son blog (http://effetsdeterre.fr) un tableau d’équivalence CO2.

L’empreinte écologique

L’empreinte écologique mesure la surface nécessaire à la production des ressources consommées par un individu ou une population, incluant la gestion de leurs déchets.
C’est un outil qui sert à mesurer la pression exercée par l’homme sur la nature, sachant que chaque personne a un impact sur l’environnement par sa façon de vivre. Cet indicateur a été inventé au début des années 1990 par Mathis Wackernagel et William Rees, spécialistes en planification. L’empreinte écologique permet de contrôler si l’économie humaine, qui puise dans les ressources naturelles, respecte ou non la capacité de régénération de la planète.

Le bilan carbone est exprimé en équivalent-carbone (CO2), et l’empreinte écologique en équivalent-surface (hectares).

Conclusion : le bilan carbone, basé sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2), mesure seulement l’impact sur le climat, contrairement à l’empreinte écologique qui tient compte d’autres impacts sur l’environnement.

Pensez à regarder l’étiquetage carbone des produits que vous achetez en grande surface ! Cet étiquetage tend à se développer  puisqu’il s’agit d’une mesure prise lors du Grenelle de l’environnement en septembre/octobre 2007.

Vous avez aimé ? Partagez sur vos réseaux: