Qu’est qu’un OGM ?
Un organisme génétiquement modifié est un organisme vivant (animal, végétal, bactérie) dont le patrimoine génétique a été modifié par l’homme pour leur conférer de nouvelles propriétés afin de construire des organismes qui n’auraient jamais existé dans la nature.
Les OGM peuvent être utilisés dans de nombreux secteurs, notamment médicaux, industriels, agricoles et agro-alimentaires.
Les enjeux : ils posent à la fois des problèmes éthiques (avons-nous le droit d’interférer avec les mécanismes de la vie ?) mais également et surtout des questions socio-économiques et environnementales. Les OGM ne transforment-ils pas l’agriculture en une industrie commandée par quelques grandes multinationales ? Leur dissémination ne présente-t-elle pas de risques pour la biodiversité et la santé ?
Pour répondre, il faut d’abord s’interroger sur les raisons qui poussent certaines firmes à y avoir recours.
Pourquoi les développe-on ?
Leur accroissement est lié aux « avantages » mis en avant par les sociétés qui les produisent, en voici quelques-uns :
• Leur tolérance aux herbicides
L’agriculture utilise aujourd’hui essentiellement des herbicides totaux, c’est-à-dire des
produits chimiques actifs à faible dose et qui détruisent un large spectre de plantes (donc potentiellement les plantes cultivées). Par la modification génétique, les firmes cherchent à protéger cette plante cultivée contre le principe actif de l’herbicide. De nombreuses espèces végétales, comme le colza, le maïs, la betterave ou le soja ont déjà bénéficié de cette technique, pour devenir tolérantes à des herbicides totaux.
• et/ou leur résistance aux insectes et aux maladies
Les rendements des cultures peuvent être fortement affectés par des ravageurs (notamment des insectes tels que des chenilles ou des coléoptères) ou des maladies (par exemple dues à des champignons). La protection des cultures fait appel alors à des techniques préventives et curatives, bien souvent à l’aide d’insecticides ou de fongicides chimiques. Il est possible par génie génétique de permettre à la plante de se défendre elle-même contre les insectes en lui faisant produire des protéines insecticides telles que la protéine Bt secrétée par une bactérie du sol (Bacillus thuringiensis). C’est le cas de maïs comme le maïs MON810 de la société Monsanto, résistant à la pyrale du maïs et à la sésamie.
• Amélioration de la croissance et des rendements
On essaie d’améliorer le rendement des plantes en agissant sur les plantes elles-mêmes pour améliorer leur capacité d’absorption des engrais ou pour leur faire produire, au niveau des racines, des substances favorisant certaines bactéries utiles.
Le génie génétique cherche également à augmenter la vitesse de croissance des poissons comme le saumon, ou à améliorer la qualité et la quantité de laine chez le mouton.
• Résistance aux stress environnementaux
Une grande partie de la surface de la planète est impropre à l’agriculture du fait de conditions défavorables (froid, sécheresse, salinité…). Les biotechnologies cherchent à développer des plantes génétiquement modifiées capables de mieux supporter ces stress : fraises résistantes aux gelées précoces, maïs nécessitant moins d’eau pour sa croissance etc. On essaie également de développer des plantes capables d’éliminer du sol certains résidus toxiques comme le trinitrotoluène (TNT) ou les métaux lourds (mercure, arsenic, etc.).
• Amélioration de la santé animale
La modification par génie génétique des aliments destinés à l’élevage peut être un moyen de lutter contre les maladies animales. Cette alimentation pourrait produire directement des anticorps ou des vaccins. La lutte contre les maladies pourrait se faire au niveau de l’animal de lui-même : son patrimoine génétique pourrait être modifié pour qu’il produise des anticorps spécifiques destinés à prévenir des maladies d’origine virale.
• Amélioration de la qualité des aliments
L’introduction de nouveaux gènes peut conduire à améliorer la qualité d’un aliment sur le plan nutritionnel (augmentation de la quantité de vitamines dans certaines plantes comme le riz, diminution de la teneur en acides gras saturés dans les plantes à huile, augmentation de la teneur en oméga-3 du soja, etc.), sur le plan, sur le plan de la conservation ou encore sur le plan digestif (amélioration de la digestibilité des aliments pour bétail).

Les risques
A ce jour, les scientifiques ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la nocivité sanitaire et environnementale des OGM sinon le débat serait tranché.
Toutefois, la législation européenne est la plus contraignante sur les OGM : seules des cultures expérimentales sont présentes et le principe de précaution a été utilisé par plusieurs pays pour imposer un moratoire sur ce type de culture.
En France, les OGM autorisés pour la filière de l’alimentation humaine (ce qui nous intéresse ici) concernent 5 sortes de maïs doux et leurs produits dérivés du soja Roundup Ready (développé par la firme Monsanto), des huiles obtenues à partir de colza et de coton transgéniques.
Voice les plus gros risques potentiels engendrés par les OGM sur la santé et l’environnement :
-La dissémination des gènes, via les pollens, le vent ou les insectes qui
peuvent aller contaminer des plantes non OGM.
-L’augmentation éventuelle mais pas encore prouvée du risque allergique.
-Risque lié à l’ingestion d’insecticide fabriqué par certaines plantes OGM (dit insecticide protéique, qui n’a jamais été évalué)
-Effets des OGM non prévisibles ou l’effet Pusztai (risque de modification de l’expression habituelle des gènes).
-Le brevet sur le vivant (Le vivant et notamment le corps humain à travers les gènes, ne doit pas, selon certains, être intégré à un processus de marchandisation équivalent à celui pratiqué pour les autres biens et ce pour des raisons éthiques).
-La promotion de la monoculture qui va contre la biodiversité des cultures nécessaires pour l’autonomie alimentaire de certaines régions et de certains pays.
Vous trouverez grâce à ce lien une liste des produits contenant des OGM http://guide-ogm.greenpeace.fr/guide .
Une liste qui fait froid dans le dos si les risques engendrés par les OGM étaient avérés !
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