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Rencontre avec Eglantine Eméyé, partie 6

Découvrez chaque semaine sur le blog une nouvelle séquence de l’entretien réalisé avec Eglantine Eméyé, la présentatrice de 200 km à la ronde. Elle nous dévoile comment elle a vécu l’expérience et nous livre quelques petits secrets! Aujourd’hui, 6ème et dernière partie de l’entretien:

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Entretien avec Karine Morlet, participante à l’émission

Y-a-t-il une anecdote qui vous  marquée pendant le tournage de l’émission ?

Je n’ai même pas à réfléchir, c’est la fameuse scène sur la plage où on tente avec Pascal et les enfants de faire du sel avec de l’eau de mer. En soi, l’expérience a plutôt été drôle et réussie sauf que sur le chemin du retour, en voiture,  nous sommes tombés nez à nez avec une saline ! Nous nous étions débattus avec le vent sur la plage pendant quatre heures alors qu’à quelques mètres de nous il y avait une saline. Sur le coup, on a franchement ri mais un peu jaune quand même car nous aurions pu aller visiter la saline et regarder comment là-bas le sel se fabriquait…On en garde néanmoins un très bon souvenir !

Qu’a changé l’émission sur votre manière d’acheter et de consommer ?

Dans un premier temps, notre regard sur ce qu’on achète. Pour cela, on scrute attentivement les étiquettes pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Auparavant, on mettait les aliments dans le caddie sans se soucier de leur provenance ou de ce qu’il y  avait dedans. J’ai par exemple pu me rendre compte qu’un melon fabriqué en Espagne et destiné à la vente en France  pouvait passer par l’Italie. C’est hallucinant quand même car cela signifie qu’il passe évidemment deux fois plus de temps dans les frigos etc. En plus, on sait que les aliments espagnols ne sont pas cueillis à maturité car avec le transport ils risquent de pourrir rapidement donc du coup ils n’ont pas eu tout le soleil et l’eau par la pluie dont ils auraient eu besoin pour leur développement. Je suis également tombée l’autre jour au supermarché sur des haricots verts vendus dans un bocal en verre fabriqués en Chine. Evidemment je ne les ai pas achetés mais je n’arrivais pas y croire. Cela m’a scandalisée. C’est donc une nouvelle manière de consommer plus « consciente » qui s’est ouverte à nous depuis l’émission.

Si vous aviez à définir l’aventure ?

Nous avons vécu avant tout une aventure familiale. C’est une expérience que nous voulions à tout prix faire ensemble. Je pense que nous avons retrouvé les joies de faire des choses tous les quatre et donc de vivre des moments de partage. D’ailleurs, depuis l’émission, il arrive que mon fils aîné aide son père à cuisiner !

L’expérience a aussi été sociale car on ne peut pas nier que le contact avec les fermiers, les éleveurs apporte un plus. Non seulement, cela fait plaisir de manger des produits qui ont du goût, qui sont sucrés et juteux mais en plus on développe un contact souvent chaleureux et précieux avec les petits producteurs. Ils nous donnent des conseils pour cuisiner ou conserver ce qu’on leur achète. Ils nous chargent aussi parfois un peu plus notre chariot. Un vrai plaisir !

Cela vous est-il revenu plus cher de devenir locavore ?

Il ne faut pas se voiler la face. Au début de l’expérience, on nous a vidé tout notre frigo dans sa quasi-totalité. Ainsi, il a fallu tout racheter mais au fur et à mesure, nous nous y sommes retrouvés. Etre locavore demande plus de temps, ça c’est certain mais ne revient pas plus cher.  Je peux vous dire par exemple que le prix de la viande à l’abattoir et au supermarché sous vide est équivalent, c’est donc facile de faire son choix, non ?

Etes-vous toujours locavore depuis la fin de l’émission ?

Après le tournage, mon mari a eu un accident donc on a eu quelques soucis ce qui nous a empêchés de rester locavore comme dans l’émission. Maintenant que tout est revenu dans l’ordre, nous avons repris les réflexes et les habitudes locavores. Par exemple, nous habitons à côté d’un abattoir qui fait aussi boucherie donc évidemment on s’approvisionne en viande là-bas. Nous allons au marché pour les fruits et les légumes et à la ferme pour les produits laitiers.

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Rencontre avec Eglantine Eméyé, partie 5

Découvrez chaque semaine sur le blog une nouvelle séquence de l’entretien réalisé avec Eglantine Eméyé, la présentatrice de 200 km à la ronde. Elle nous dévoile comment elle a vécu l’expérience et nous livre quelques petits secrets!

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Rencontre avec Eglantine Eméyé, partie 4

Découvrez chaque semaine sur le blog une nouvelle séquence de l’entretien réalisé avec Eglantine Eméyé, la présentatrice de 200 km à la ronde. Elle nous dévoile comment elle a vécu l’expérience et nous livre quelques petits secrets!

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Entretien avec Didier Guillot, participant à l’émission

C’est le joyeux luron de la bande de 200 km à la ronde. Le sourire aux lèvres et la rigolade légère tout au long de l’émission, il a vécu l’expérience locavore avant tout comme une aventure humaine tant au sein de sa famille qu’avec les producteurs de sa région et les autres participants.  Aujourd’hui, il a même créé un menu 100% locavore dans son restaurant toulousain !

Didier et sa famille

Que gardez-vous comme bon souvenir de l’émission ?

Sans hésiter la traite des vaches ! Je n’y arrivais pas et dès que je me suis approché des pis, je me suis pris un coup de queue, ça m’a fait rire certes mais c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que ce n’était pas facile et que traire une vache, c’était bel et bien un métier !

Etes-vous toujours locavore vous et votre famille ?

Je dirais que nous le sommes à 60% car par exemple on n’a plus l’idée d’aller au supermarché sauf pour quelques produits difficilement trouvables chez les petits producteurs. On se régale vraiment d’aller à leur rencontre et de rapporter des denrées fraîches. Autre exemple frappant, nous n’achetons plus de sodas à la maison du coup si les enfants en boivent, c’est à l’extérieur, chez leurs amis. Mais si nous ne le sommes pas à 100%, c’est parce que nous considérons que cela peut aussi être vite anti-social car on ne peut pas être invité chez des amis s’ils ne sont pas locavores…

Que vous a-t-elle apporté cette expérience locavore ?

L’aventure a été avant tout humaine. Nous avons rencontré des producteurs que nous allons toujours voir. C’est fascinant, ils peuvent nous parler pendant deux heures de leurs produits, de la, manière dont ils sont fabriqués. On prend le temps de les écouter et cela on ne le faisait pas avant.  Avec cette approche locale, on a vraiment l’impression de les encourager donc cette démarche profite à tous aussi bien au producteur qu’au consommateur. Nous avons fait également la connaissance des autres familles avec lesquelles nous nous sommes soudées pour réussir l’expérience !

Autre bienfait de l’émission, la convivialité renforcée au sein de ma famille. On fait dorénavant la cuisine ensemble, on partage les repas à table alors que nous étions auparavant dans une sorte de tourbillon. L’expérience nous a fait prendre conscience de l’importance de ces moments-là en famille.

Maintenant que vous êtes sensibilisé à la problématique locavore, cherchez-vous à convaincre votre entourage ?

Non, il ne s’agit pas de les convaincre mais plutôt de leur parler des intérêts à manger local le plus possible. En plus, nous avons la chance d’avoir le support télé qui nous aide. Etre locavore peut paraître barbare, le documentaire montre qu’il n’en est rien et aide à mieux comprendre le mouvement.

Selon une étude réalisée par BVA fin 2011, 56% des Français pensent qu’être locavore coûte plus cher, qu’en pensez-vous ?

Au début de l’expérience, nous avons dû nous débarrasser de tout ce qui n’était pas local donc forcément les premiers paniers de courses ont fait mal au porte-monnaie. En revanche, sur la durée manger local revient moins cher surtout pour les fruits et les légumes. Au-delà du prix, c’est aussi une question de temps, c’est le plus dur à gérer. Mais nous maintenant on le trouve ce temps nécessaire pour aller chez les petits producteurs, c’est devenu une habitude.

On vous a senti vraiment impliqué dans l’expérience, avez-vous un projet en relation avec l’aventure ?

Je l’ai même déjà entrepris depuis la semaine dernière ! J’ai développé au sein de mon restaurant un menu 100% locavore, j’ai pensé que cela pouvait être une manière intéressante de faire venir les curieux et de les faire profiter un peu de notre expérience. Le menu locavore coûte 27 euros, c’est le moins cher de notre carte ! La semaine dernière, il était composé d’une jardinière de légumes, d’un poulet fermier accompagné d’une purée de pommes de terre, d’un fromage de chèvre et d’abricots tièdes servis avec de la glace maison. Cette initiative est un défi car nous devons, à chaque fois, nous adapter aux aliments des producteurs du coin. J’espère en tout cas que ce menu spécial restera longtemps à la carte même après l’émission !

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Entretien avec Julien et Fanny, participants à l’émission

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Fanny et Julien nous racontent leur expérience et les temps forts de leur aventure 200 km à la ronde !

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Entretien avec Fanny Chaumette, participante à l’émission

Le site web Feminbio est parti à la rencontre de Fanny Chaumette, qui a participé à 200 km à la ronde avec Julien, son compagnon. Elle raconte son expérience et revient sur les temps forts de l’aventure. Pour découvrir l’interview en intégralité, cliquez ici.

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Rencontre avec Eglantine Eméyé, partie 3

Découvrez chaque semaine sur le blog une nouvelle séquence de l’entretien réalisé avec Eglantine Eméyé, la présentatrice de 200 km à la ronde. Elle nous dévoile comment elle a vécu l’expérience et nous livre quelques petits secrets!

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Entretien avec Sophie Amand, participante à l’émission

Pourquoi avoir accepté de devenir locavore pendant 30 jours ?

Nous en avons parlé entre nous, avec mes fils,  nous avons décidé que ce défi pouvait être intéressant à relever car remettre en question leur manière de manger, ça les obligeait à manger plus de légumes sans que j’ai tout le temps à me battre pour les intégrer. Je suis énergéticienne et  forcement ce concept me plaisait beaucoup. Pour rester en forme et préserver sa santé, il faut alimenter correctement son corps avec  la nourriture la plus saine possible, il faut prendre soin de notre capital. J’ai d’ailleurs une page Facebook professionnelle (sous le nom d’Angeline cabinet) qui sert à conseiller les gens intéressés par ma démarche et à prendre rdv avec moi. Cette expérience était, d’une certaine manière, très liée à mon activité. Toute la famille avait donc toutes les raisons de participer à l’aventure !

Quel était l’état d’esprit de votre famille au début de l’expérience?

Il y avait un mélange de plusieurs sensations, peur de paraître ridicule, excitation de voir si nous allions tenir le défi locavore, la curiosité de comprendre ce nouveau mode de vie.

Etiez-vous déjà sensible au concept du locavorisme avant l’émission ?

Pas du tout. Nous l’avons découvert avec 200km à la ronde et en faisant des recherches sur internet. En revanche, quand mes fils étaient petits et que nous vivions dans le 81 puis dans 82, j’avais des potagers avec des tomates, des courgettes, des melons, des aubergines, des haricots verts, des fraises etc. Je les faisais m’aider à cueillir et entretenir le potager, nous avions des poules et un coq, quelques arbres fruitiers dans le jardin, des cerises et des prunes, ce qui nous permettait  de faire des confitures, c’était beaucoup plus simple.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur le défi que vous avez dû relever ?

Le challenge a été très difficile,  les 15 premiers jours surtout car nous avons dû changer toutes nos habitudes du  jour au lendemain. C’est très dur pour l’organisme de changer d’un seul coup, il a fallu trouver des solutions rapidement pour trouver des repères, se serrer les coudes,  être plus solidaires  et après moralement tenir car quand vous avez envie de boire un soda ou manger une glace quand il fait chaud (c’était en plein été), il faut trouver des subterfuges et cela n’a pas été évident.

Comment s’est passé votre premier petit-déjeuner locavore ?

Cela a été très dur car il n’y avait plus rien à manger, il a fallu partir le ventre vide au marché, mes fils sont en pleine croissance (sourire) et ils  râlent quand ils n’ont rien à manger : je me suis dit là, c’est vraiment la catastrophe,  je suis revenue avec de la bonne brioche aveyronnaise et du lait trait du jour!

Qu’avez-vous changé drastiquement dans vos habitudes alimentaires et de consommation depuis l’émission ?

Nous regardons beaucoup plus les étiquettes, nous achetons tout ce que nous pouvons au marché comme les fruits et les légumes, les œufs et la viande, nous allons la chercher à l’abattoir  régional qui est à 40 km de chez moi ! Si je refusais, avant l’émission, les sacs plastiques par principe, aujourd’hui je regarde systématiquement la provenance de ce que j’achète. Je privilégie encore plus maintenant les produits français.

Sophie Amand et ses trois fils

Qu’avez-vous tiré de l’expérience que vous avez vécue?

Mes fils ont compris qu’il fallait manger vraiment autrement, pour la planète et sa propre santé.  Ils ont découvert certains goûts, comme celui du vrai lait trait du jour. Pour ma part, j’ai déniché de nouveaux produits comme le sel de Gruissan, très bon mais pas assez connu et la moutarde au moult de raisin,  dont mon fils Nicolas raffole !

Nous avons également constaté que manger plus sainement pollue moins. Concrètement, nous faisions déjà le tri de nos poubelles, mais en devenant locavore on a réduit de manière impressionnante nos déchets.

Au niveau de votre budget, quel constat avez-vous fait ?

J’ai eu des bonnes et des mauvaises surprises. Par exemple, la viande rouge en abattoir coûte 4€50 au kilo, elle est donc moins chère qu’au supermarché. Il en est de même pour les légumes, les fruits, le miel et les œufs. En revanche, les yaourts, la crème fraiche, le lait trait du jour (1€ le litre), les fromages du marché, l’huile d’olives coûtent plus cher chez les petits producteurs.

Que diriez-vous à des personnes qui ont envie de commencer l’« aventure » locavore ?

Il faut avoir de la patience, se souder avec d’autres personnes pour faire du covoiturage par exemple et surtout se renseigner et se sentir prêt mentalement  car, au début, c’est contraignant. Mais une fois le rythme pris, nous n’avons plus envie de revenir en arrière, surtout quand on voit ses enfants découvrir ou redécouvrir le vrai goût des aliments.

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Rencontre avec Eglantine Eméyé, partie 2

Découvrez chaque semaine sur le blog une nouvelle séquence de l’entretien réalisé avec Eglantine Eméyé, la présentatrice de 200 km à la ronde. Elle nous dévoile comment elle a vécu l’expérience et nous livre quelques petits secrets!

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Rencontre avec Anne-Sophie Novel, auteure du Guide du Locavore

Docteur en économie, sécialiste des questions de commerce et de développement, Anne-Sophie Novel a fondé en 2007 le site EcoloInfo.com et est l’auteure du Guide du Locavore paru chez Eyrolles en 2010.

Elle nous éclaire ici sur les raisons qui l’ont poussée à réfléchir sur les problématiques alimentaires et qui l’ont incitée à devenir locavore.

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NB: entretien réalisé via Skype. Merci pour votre indulgence quant à la qualité de la vidéo :-)
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Entretien avec le chef étoilé Armand Arnal

Armand Arnal est le chef du restaurant la Chassagnette, situé en Camargue, depuis début 2006. Originaire de Montpellier, ce chef étoilé (une  étoile au guide Michelin) s’est pris de passion pour ce lieu qui l’a amené naturellement à une cuisine bio et locale ! Auparavant, il a passé sept ans aux côtés d’Alain Ducasse et a notamment participé au succès de son restaurant à New York.
Ayant participé à 200km à la ronde (à découvrir dans les épisodes 4 et 5 !), Armand Arnal s’est prêté sympathiquement au jeu de l’interview.

Pourquoi vous-êtes-vous tourné vers le bio et le local à la Chassagnette ?
Cela a été une évidence pour moi quand j’ai découvert le lieu de la Chassagnette, un site magique avec un potager qui m’a immédiatement inspiré et donné l’envie de manger bio et local.
La possibilité de travailler avec ce que nous avons dans le jardin de façon autonome 7 mois de l’année est une chance inouïe mais bien évidemment nous faisons appel également beaucoup aux petits producteurs de la région  car sinon nous ne serions pas, selon moi, dans une démarche sincère et généreuse puisque l’idée est d’aller à leur rencontre et de les aider à se développer.

Vous considérez-vous comme locavore ?
Je le suis au maximum, je suis sensibilisé à la question depuis pas mal de temps maintenant mais je ne veux pas non plus être un ayatollah. Je fais attention le plus possible aussi bien dans ma vie qu’au  restaurant afin qu’il n’y ait pas d’aberration : pourquoi aller acheter et consommer du lait d’Allemagne par exemple alors qu’on peut en trouver qui est fabriqué dans la région ?
En revanche, il ne faut jamais oublier la notion de plaisir dans la cuisine donc il ne faut pas se priver de grands produits que l’on ne trouve pas en France quand il s’agit d’apporter du goût et de sublimer des saveurs. Par exemple, il ne faut pas se refuser une sauce soja pour la remplacer par un vinaigre de Banyuls, ce serait dommage d’un point de vue du goût.
Je réalise, chaque année, aussi le bilan carbone du restaurant. L’année dernière, par exemple, on a compris qu’il fallait arrêter d’acheter de l’eau minérale en bouteille donc on a commencé à fabriquer de l’eau filtrée sur place. Pareil pour le café, on préfère dorénavant travailler avec le torréfacteur d’Arles même si évidemment les graines viennent du Brésil car résultat grâce à nos changements-eau et café-on a vu notre bilan carbone diminuer.
Mais selon vous ça ne coûte pas plus cher de consommer bio et local ?
Très honnêtement, je ne trouve pas. En tout cas, j’ai constaté que les fruits et les légumes achetés chez les producteurs de la région étaient moins chers que ceux de l’étranger vendus en grande surface.
Très concrètement est-ce que vous pourriez nous expliquer les bénéfices du bio et du local ?
La qualité d’un produit bio et local est nettement supérieure, logiquement d’ailleurs, car le produit a beaucoup moins voyagé donc a moins passé de temps dans les frigos.
Les tomates sous serres remplies de gaz dans le sud de l’Espagne, il y en a toute l’année et cela c’est très grave.
Et évidemment manger local et bio minimise les risques sanitaires.
C’est donc très important de fonctionner en circuit court surtout pour les produits frais comme les fruits, les légumes, la viande ou le poisson.
Il y a également les apports sociaux car c’est une façon d’élargir son réseau indéniablement. On va à la rencontre des agriculteurs, des pêcheurs, des éleveurs et des liens se tissent car on a besoin d’eux pour mieux se nourrir et eux, pour avoir de la visibilité, ont besoin de nous. C’est donc un parfait échange.
Vous prônez une consommation du bio et du local mais est-ce que toute production locale est bio et réciproquement ? Comment choisir ?
Il ne faut pas opposer dans l’absolu le bio et le local car tout produit local n’est pas bio et tout produit bio n’est pas local. Par exemple, on se donne bonne conscience avec les produits bio qui viennent de l’Equateur  alors qu’on pourrait utiliser des produits locaux sans pesticides mais qui n’ont pas de labellisation bio pour autant. Ça existe car il y a des producteurs qui ne demandent pas de lebel bio, ils ne le souhaitent pas.
La perfection serait donc la combinaison du bio et du local !

L’émission vous parait-elle un bon relais pour faire se développer la pratique du locavorisme ?
La série documentaire permet déjà de parler de ce mouvement, de montrer aussi que manger local n’est pas un handicap, que cela ne complique pas démesurément la vie car seuls les débuts sont difficiles notamment pour trouver les producteurs près de chez soi. Et puis on s’aperçoit aussi que lorsque l’on choisit de manger local, il y a un échange au sein de la famille qui s’installe, elle passe moins de temps devant la télé, elle se parle donc c’est un mal pour  un bien !
Je pense également que la grande distribution a un rôle important à jouer : c’est grâce à elle que le concept « manger local » peut se développer car elle est déjà en train de réfléchir à des actions dans ce sens-là même si elle le fait pour des raisons de communication et de marketing. Il n’y a malheureusement que des grands groupes qui peuvent frapper fort et du coup changer radicalement et durablement les choses.

La Chastagnette

Le Sambuc

13200 Arles

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Rencontre avec les équipes de 200 km à la ronde

Les journalistes du site quejadore.com sont partis à la rencontre des équipes de 200 km à la ronde lors de la présentation du programme à la presse. Découvrez le résultat en images !

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Rencontre avec Eglantine Eméyé, partie 1

Découvrez chaque semaine sur le blog une nouvelle séquence de l’entretien réalisé avec Eglantine Eméyé, la présentatrice de 200 km à la ronde. Elle nous dévoile comment elle a vécu l’expérience et nous livre quelques petits secrets!

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