La route des deux océans – Episode 4 : De la frontière nicaraguayenne à l’Isthme de Rivas

Deux radeaux à la dérive entrent en collision dans le sous-sol du Nicaragua. L’un transporte le Pacifique et l’autre les Caraïbes.

La colonne vertébrale du Nicaragua est née de cette rencontre tumultueuse. 28 volcans hérissent le pays du nord au sud. Le premier d’entre eux m’accueille dès le passage de la frontière. Conception monte la garde au milieu du lac Nicaragua. C’est un cône parfait aux pieds duquel la banane assure un maigre revenu aux habitants de l’île.

Le Nicaragua est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique : la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Affaibli par des années de dictature somoziste puis par une guerre civile sans fin, le pays a du mal encore aujourd’hui à se relever. Managua en est la parfait illustration : secouée par les séismes et par les révolutions, la capitale résiste accrochée à l’espoir, s’en remettant à Dieu.

Mes derniers kilomètres d’Inter Américaine me guide jusqu’à l’isthme de Rivas, un lambeau de terre coincée entre le Pacifique et l’immense lac Nicaragua. Cet endroit concentre les rêves de tout le peuple nicaraguayen. Il suffit de se pencher sur une carte pour que l’évidence apparaisse.

Ouvrir l’isthme de Rivas, c’est ouvrir la route des océans. Un autre canal pour sortir le Nicaragua de la misère. Seul détail : il faudrait que le pays trouve 25 milliards de dollars pour mener à bien ce projet…

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La route des deux océans – Episode 3 : Du Corcovado à la frontière nicaraguayenne

Je découvre enfin la jungle absolue : une marée verte ondulant à perte de vue. Le Costa Rica est un joyau naturel.

Le tiers du pays est classé en parc national : un fait unique au monde. La protection de l’environnement est même inscrite dans la Constitution. Certains considèrent déjà ce minuscule Etat comme l’école écologique mondiale. Du coup, le monde entier afflue ici : le tourisme est la première ressource économique nationale.

C’est au Costa Rica que je franchis le col le plus élevé de mon parcours. A plus de 3500 m d’altitude, le Cerro de la Muerte me délivre de la cordillère de Talamanca.

J’entre dans la seconde partie de mon voyage et bascule vers la côte Caraïbes, l’une des régions les plus métissées du Costa Rica.

Les rastas, arrivés de Jamaïque au siècle dernier pour travailler dans les bananeraies, montent la garde sous les cocotiers. Un air de reggae me conduit jusqu’à la nonchalante et colorée Limon.

Je passe aux pieds de l’Arenal : sur les flancs du cratère, les forêts s’étendent à l’infini.

Le Costa Rica est une terre à grand spectacle

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La route des deux océans – Episode 2 : De Panama City au Corcovado

Panama city est l’une des 5 villes au monde les plus agréables pour vivre une retraite heureuse… selon les standards américains. Des buildings entiers d’appartements, des hôtels, des banques, le canal a attiré ici une population aisée.

C’est au milieu de ce décor post moderne que je rencontre Richi et Khaled, deux jeunes rappers dont la tenue vestimentaire me rappelle les liens étroits qui unissent le panama et les Etats-Unis. La ville a de nombreux atouts à faire valoir : la douceur de vivre serait une invention panaméenne.

Chaque soir, les quartiers s’enflamment au son de la salsa bien sûr, mais aussi du reggae, une spécialité locale. Une foule métissée envahit l’Avenida Central. L’occasion de constater que la population Panaméenne est une mosaïque qui s’enrichit chaque jour au rythme du passage des bateaux.

Panama est une ville de passage où il fait bon s’arrêter. Il faut la sillonne en grimpant dans les « Diablo Rojo », ces bus brinquebalants, customisés par leurs propriétaires. J’emprunte ensuite la panaméricaine plein ouest pour faire halte dans la moiteur de l’île de Coiba où un pénitencier et ses derniers prisonniers oubliés regardent le temps passer. Panama est décidemment une destination méconnue et déroutante.

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La route des deux océans – Episode 1 : Des San Blas à Panama City

Quelle drôle de sensation que de débarquer au paradis après avoir changé 3 fois d’avion et être resté assis dans la carlingue d’un Boeing pendant près de 15 heures. L’archipel des San Blas, au large de Panama, est le point de départ de mon voyage.

J’embarque sur le bateau qui va me servir de camp de base pendant quelques jours au milieu de ce dédale de 300 îlots couleurs « carte postale ». Je foule le premier territoire indien autonome des Amérique, celui des Kunas. C’est là que je rencontre Ramon ; il vit avec sa famille à l’ombre des palmiers. Ils sont seuls sur cette île qui appartient à sa famille.

Mais un saut de puce en avionnette m’éloigne déjà des Kunas. Sous l’aile surgit enfin ce cordon bleu qui vaut de l’or : le canal de Panama me ramène à la civilisation et à une réalité bien éloignée du paradis Kuna : 14000 navires empruntent ce raccourci chaque année pour un chiffre d’affaire de 1,4 milliards de dollars. La géographie du Panama, c’est l’affaire du siècle.

TERRA CARIBEA ( contact : Jérôme Sans)
http://www.terra-caribea.com

San Blas Sailing / Ybis Inc (contact: Melody Chemier)
www.sanblassailing.com

Vallée Escondido  (contact : Paul McBride)
www.valleescondido.biz

AMBASSADES:

Ambassade du Costa Rica à Paris (contact : Ana Elena Pinto)
www.ambassade-costarica.org

Institut Costaricien du Tourisme
www.visitcostarica.com

Ambassade du nicaragua à Paris
www.amb-nicaragua.fr

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La route des cerisiers en fleur – Episode 4 : de Aizu à Matsumae

Comme une éclosion, ce que j’ai compris des racines et de l’histoire de ce pays, des projets de sa société actuelle, et du réalisme de l’envers de cette société, commence à prendre forme dans cette dernière étape de mon voyage, qui se déroule dans le nord du Japon, la partie la moins peuplée du pays.

Au-delà des paysage magnifiques de la nature retrouvée, ce vide de population prend toute sa dimension : le Japon est le premier pays du monde en chute de natalité, le premier où l’équilibre de la vie est en train de basculer… et le premier à concevoir des robots pour remplacer les humains absents.

Rarement ai-je autant appris d’un voyage, rarement en ai-je tiré un enseignement aussi universel. Entré dans un pays extrêmement différent du mien, j’en repars en ayant appris que ce qui s’y passe nous concerne tous au plus haut point.

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