
Réalisateur : Marc Mopty
C’est l’envie d’aller de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique avec pour guide un carnet de voyage, qui me fait arriver ce matin à Buenos-Aires.
À la « Bocca », la bouche de Buenos Aires, les hommes comme les rêves, les marchands, les repris de justice et les fuyants, en route vers la fortune, ont franchi sa porte mythique. Ils ont tous oublié leur langue d’origine pour se fondre à l’espagnol. « Tu sais, on a coutume de dire que les péruviens descendent des Incas, les Mexicains des Aztèques et les Argentins descendent du bateau » me dit un vieil ami Benjamin.
Evita Peron, celle qui défendait les Descamisados, les sans-chemises, fut élevée au rang de sainte. Aujourd’hui, ses fans viennent du monde entier pour la célébrer.
Aujourd’hui certains des gardelianos, des admirateurs, glissent une cigarette allumée entre les doigts de bronze de la statue de Carlos Gardel grandeur nature, sans doute pour le rendre plus vivant encore.
Pour danser le tango, il vaut mieux être équipé de « DarcosTango » avec elles, je pourrai danser jusqu’à Valparaiso.
Le rendez-vous avec Bibiana est pris à la Confitaria Ideale, une salle, une milonga légendaire. Le Tango, c’est une pensée triste qui se danse… non ? »
Je veux revoir Benjamin avant de m’engager sur la route. Il m’invite dans un jardin à l’abri du Buenos Aires agité, là, il me prodigue ses derniers conseils.
Je pars à la rencontre des gauchos et des estancias sur près de 2000 kilomètres. A 3 heures de route de la capitale, direction plein ouest, je suis projeté dans un autre temps, un petit air de film latino avec aristocrates et haciendas sur fond de révolution.







