On a parcouru 900 kilomètres de Kidal pour rejoindre Taoudéni, à part les paysages superbes, rien, que du sable et de la pierre.
Taoudéni est toujours aussi fascinant, j’ai eu l’impression, à part les camions qui maintenant s’y rendent, de rentrer dans les écrits passés. Rien effectivement n’a changé, on gratte le sable pour en extraire le sel, comme il y a plusieurs siècles. Les plaques de sels sont calibrées et embarquées sur les chameaux à l’identique. Dur labeur pour les mineurs mais j’ai aussi appris sur place, que d’autres mines avaient, il y a une vingtaine d’année, du temps de Moussa Traoré, été ouvertes à quelques kilomètres de Taoudéni. On y envoyait les prisonniers politiques, ceux que l’on ne souhaitait pas voir revenir…
Certains sont revenus et un est même devenu ministre !
Taoudéni Tombouctou, 650 kilomètres de sables entrecoupés de pistes, une ancienne étape du Paris-Dakar, nous avons mis, en roulant très vite, deux jours et demi pour rejoindre la ville mythique.
Les concurrents du Dakar partaient le matin vers six heures, les premiers arrivaient le jour même avant 16 heures, ça calme !
Tombouctou, que dire de cette cité fameuse, qui n’aurait déjà été dit ? En tout état de causes, je réalise ici mon rêve d’enfant, du temps où je courais dans un cimetière de Saintonge, me prenant, par jeu avec mes frères, pour René Caillié.

Je suis à Kayes, je suis au Mali, pays qui abrite en son sein la ville du rêve de mon enfance : Tombouctou.
En arrivant à Saint-Louis du Sénégal, je sais que cette ville s’affiche pour être la meilleure introduction à la découverte de l’Afrique. Etape d’abord des navires européens de la Traite, puis de l’aéropostale de Mermoz, cette cité conserve d’importants témoignages de son prestigieux passé.



