Danube : Carnet d'un fleuve - Episode 4
Aux « Portes de Fer », c’est d’Orsova, coté roumain que je prends un des bateaux-promenades. Il me permet en amont du Danube de découvrir quelques trésors cachés dans les rives du fleuve.
Turnu-Severin, C’est l’endroit que les Serbes et les Roumains ont choisi pour installer un gigantesque complexe hydroélectrique, produisant 3200 mégawatts annuellement.
900 kilomètres encore me séparent de la Mer Noire. En Bulgarie, lorsque Georges et Emilie me proposent de goûter le Rakia, la liqueur locale, moi je dis oui
À Roussé, ville-joyau bulgare, l’atmosphère qui y règne est celle de l’Europe occidentale. Depuis toujours, le fleuve y amène le vin. Sur le « Balkan Princess » je pars pour rêver du beau Danube qui n’est plus bleu depuis longtemps. Car les folies industrielles de Ceausescu ont pollué son cours. J’y fais la rencontre de jeunes Franco-Roumains
Passé en Roumanie, après 2000 kms de détours, Tulcéa est mon dernier port, ma dernière attache aux rives du fleuve. Maintenant, j’entre dans l’autre vie du Danube.
« la Mer Noire n’est plus qu’à 70 kilomètres à vol d’oiseau » me dit Sylvain Remetter en quittant Tulcea. Le Danube se partage en 3 bras pour former un triangle d’eau et de terre de 5600 kilomètres carrés. Il représente un enjeu écologique important.
Les villages du delta sont restés figés. La société lipovène, appelée les « vieux croyants », est en sursis : La population d’origine russe est vieillissante et doit faire face à l’exode des jeunes. Je me perds avec Sylvain dans les multiples canaux du Delta.
Faut-il que je suive le vol des pélicans-voyageurs ou la folie industrielle des hommes? Fin de mon carnet de fleuve.
7/11/08 :: Danube :: aucun commentaire





