ItinerairesMythiques

Itineraires Mythiques

La Panaméricaine - Episode 4

En poursuivant vers Anchorage je longe le Parc National le plus prestigieux d’Alaska, situé autour du mont MacKinley, le sommet le plus élevé d’Amérique du Nord. MacKinley atteint presque 7000 mètres de haut, dont 6000 mètres de roches, glaciers et neiges visibles depuis le sol : beaucoup plus impressionnant que l’Everest qui ne s’élève qu’à moins de 4000 mètres du plateau tibétain.

Denali est le sanctuaire d’une trentaine d’espèces de mammifères dont le grizzli et de plus de 160 espèces d’oiseaux dont l’aigle doré.

Le parc reçoit plus de 400,000 visiteurs par an. Tout est organisé, notamment au moyen d’un service de bus intérieur, pour que les visiteurs puissent en voir le maximum avec un minimum d’impact sur le site. Les américains sont sans doute les plus expérimentés au monde dans le domaine de la gestion des parcs nationaux. De ce point de vue, la visite que je fais, de l’intérieur, avec les rangers, est très intéressante car elle permet d’appréhender une question qui touche toutes les réserves à protéger dans le monde.

La Panamériciane - Episode 3

L’escale suivante est Juneau, capitale de l’Alaska, la ville considérée comme la plus jolie de l’état. C’est aussi la porte d’accès au parc du Glacier Bay National Park. Il y aurait en Alaska la moitié des glaciers recensés dans le monde et le plus grand d’entre eux, qui a la superficie de la Suisse.

Je fais un trek sur le Mendenhall Glacier avec quelques passionnés et un guide. Les premiers réagissent à cette « première » découverte étrange de marcher sur un glacier, tandis que le guide apporte ses connaissances et partage sa passion pour la glace en mouvement.

L’escale de Skagway me fait atteindre la première ville du Klondike Gold Rush, début du fameux Chilkoot trail qui fut doublé par le train, le White pass & Yukon route railroad.
Beaucoup de voyageurs viennent faire un pèlerinage du souvenir pour se tremper dans l’esprit d’aventure, s’imprégner de l’ambiance pionnière et communier avec l’Amérique.

Le White Pass & Yukon Railraod  a été ressuscité en 1988.
Aller-retour dans la journée par le train pour certains ; aller simple pour les autres, avec redescente sur Skagway par le Chilkoot trail par une marche de deux à quatre jours.

De Haines, ancienne ville de ravitaillement des trais où l’ancien fort qui a protégé la colonisation est maintenant transformé en Bed&breakfast, il faut remonter vers le nord et, le long de l’ancien Dalton trail, rejoindre l’Alcan, le fameux Alaska Hyway, à Haines Junction en Colombie britannique, Canada.

Sur la route, je retrouve la migration inverse du progrès, le flux moderne qui pousse au loin ceux qui veulent encore respirer un peu.
Je continue donc en voiture. Ce qui était jusqu’ici un « road-ferry », devient vraiment ce qu’il doit être : un road-movie.

Je longe le Kluane National Park, traverse Bear Creek, Kluane, Silver city, Destruction Bay, Burwash Landing, Koidern, Beaver Creek, avant d’atteindre la frontière Canada/Alaska.
Je continue le long de la Tetlin Indian Reservation, passe Nortway Junction, Tetlin Junction, Tok, Delta Junction, et atteint Fairbanks.

La Panamériciane - Episode 2

De Ketchikan à Skagway, je remonte en ferry le Panhandle, longue bande d’îles, de glaciers, de fjords et de passages : morceau de côte de continent nord américain réduit par le tracé des frontières à une portion presque isolée du reste de l’Alaska.

Nous sommes dans la région originelle des indiens Tlingit. Les villes sont ponctuées de leurs anciens totems, messages verticaux dont la figure supérieure est souvent un aigle aux ailes déployées. (Totem Heritage Center de Ketchikan, Saxman Native Village & Totem park).

Pour voir un peu plus loin il faut prendre de la hauteur, ce que je fais avec jeff Carlin (Carlin Air), un « alaskan bush pilot » pilote du bush, aux commandes de son hydravion Beaver DeHavilland au dessus du « Misty Fjords National Monument ».

Nous survolons cette immensité, vue de l’intérieur avec le ferry, où durant 10,000 ans les glaciers ont sculptés les montagnes, laissant d’innombrables lacs aux eaux cristallines, des fjords et des cascades.

Puis le ferry empreinte le « passage intérieur », un chemin maritime qui se faufile entre les îles, les glaciers et les fjords. Après l’escale de Wrangell, il pénètre dans la partie la plus spectaculaire, un goulet de 46 tournants, long de 22 miles, large de moins de 100 mètres, qui débouche sur Petersburg, une petite bourgade d’origine Norvégienne qui vit de la pêche.

Non loin, le « Frederick Sound », un large passage, constitue un des meilleurs point d’observation des baleines. Chaque année, de mai à septembre, 500 baleines viennent s’y nourrir.

La Panaméricaine - Episode 1

Vancouver, une ville du bout de l’Amérique, un port ouvert sur l’aventure.

Je passe sur l’île de Vancouver. Remonte vers le nord de l’île en voiture jusqu’à Port hardy pour prendre un ferry canadien jusqu’à Prince Rupert, la dernière ville de Colombie Britannique avant la frontière avec l’Alaska. Deux jours de ferry le long de la côte Pacifique parmi les fjords, les îles, toujours en vue de côtes découpées, montagneuses, profondes, désertes. Au port de Prince Rupert, je rejoins le ferry américain qui vient de l’état de Washington et remonte le « panhandle », le « manche de poêle », la fameuse côte sud-est de l’Alaska.

Le ferry me dépose à Ketchikan, première ville « alaskaïenne », ancienne capitale mondiale du saumon en boite, convertie dans la coupe et la transformation du bois à l’époque de la ruée sur l’or vert, aujourd’hui reconvertie au tourisme, nouvelle capitale des bateaux de croisières, jusqu’à 10 paquebots de 1000 passagers par jour en été, l’autoroute des mers made in USA.

Mon regard porte sur la nature et sur ceux qui sont venu l’épouser, plonger dedans. Les contraintes de mon voyage ne pourront pas me permettre de les suivre loin, au moins pourrais-je les accompagner jusqu’à un point de départ vers leurs aventures et recueillir leurs intentions, leurs visions, une partie de leur horizon, trait d’union entre une nature puissante et une envie intérieure que je partage puissamment avec eux.

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