Luc Marescot, 44 ans, réalisateur.
lundi 6 août 2007 :: Equipes :: Alerter la modération
Sa devise : une phrase entendue un jour à la radio, "le Guide du routard a été refusé par 18 éditeurs avant qu’il ne fasse un best-seller". Conclusion, ne jamais baisser les bras quand vous croyez très fortement à une idée, et l’avis d’autrui est souvent trompeur…

Son expérience
Un parcours de curieux ou un curieux parcours, c’est selon... : tour d’Afrique en auto-stop après une licence de sciences économiques, journaliste de presse écrite, tour du monde en traction-avant comme reporter photographe pour l’agence Gamma, chef opérateur puis réalisateur de documentaires liés à la nature et à l’environnement. Cela fait plus vingt ans qu’il fait régulièrement sa valise pour suivre Nicolas Hulot, Jean-Louis Etienne, Théodore Monod,... et Francis Le Guen avec lequel il a collaboré sur plusieurs épisodes des Carnets de Plongée. Et c'est en Indonésie qu'il l'accompagne cette fois pour réaliser le film L’Origine des Mondes pour les Carnets d’Expédition.
Son anecdote sur l'épisode "L'Origine des Mondes"
"Le mieux est l’ennemi du bien", on a du me le répéter des dizaines de fois, et ça m’a joué quelques tours pendables, notamment en Indonésie. Nous tournions sur la barque des pêcheurs de cachalots, les hommes pagayaient et rythmaient leur avancée en chantant. Pour mieux rendre compte de cette cohésion je voulais filmer les pagaies en rang, en rythme, dans l’axe et au ras de la surface, au moment où elles pénètrent dans l’eau. Le plan se faisait à l’aveugle car il m’était impossible de coller mon oeil à l’oeilleton. Inévitablement une vague inattendue est venue submerger l’objectif, la caméra était alors en grand danger d’oxydation : l’image commençait à s’altérer dans le viseur… Nous avons appelé à la rescousse un bateau moteur qui nous a ramené au camp de base, nous avons totalement démonté la caméra, nettoyé chaque pièce avec un liquide spécial et remonté le tout en croisant les doigts ! Le coeur battait un peu plus fort au moment de rallumer la caméra, sachant qu’il nous restait dix jours de tournage... elle s’est remise en marche sans protester, nous sommes retournés voir nos pêcheurs et avons pu finir la séquence. Le plan est bien dans le montage final, un plan qui nous a valu quelques angoisses !
Son meilleur souvenir de tournage (dans toute sa carrière)
Un souvenir qui a pris corps dans la durée : deux mois dans le désert mauritanien pour la dernière méharée de Théodore Monod. Seul avec ce savant, son cousin géologue, deux bédouins et neuf chameaux. Une expédition à l’ancienne, sans GPS, avec des outres en peau de chèvre, une poignée de riz, quelques dattes et un litre d’eau par jour et par personne. J’ai rarement eu un contact aussi intense avec la nature, même si c’était un désert...
Son pire souvenir de tournage (dans toute sa carrière)
Je cadrais sous l’eau, obnubilé par mon sujet : un peintre en train de dessiner un récif de corail. Pour être plus stable et trouver un angle particulier j’avais enlevé mes palmes et je m’étais lesté de cinq kilos de plus. Puis soudain, plus d’air !!! J’ai lâché ma caméra et essayé de remonter vers la surface, mais sans palmes et surchargé de plomb, c’était mission impossible. Les secondes qui ont suivi ont duré une éternité. En apnée totale j’ai alerté un plongeur de l’équipe en frappant un caillou contre ma caméra et tout s’est bien terminé, mais je me suis vu noyé pendant quelques secondes...
Ce qu’il emporte toujours en voyage / tournage
- Un livre... que je n’ai jamais le temps de lire.
- Du papier et un crayon (j’aime bien story-boarder certains passages du tournage, mais je suis nul en dessin, et ça a le mérite parfois de faire rigoler les copains !).






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1. Le vendredi 25 avril 2008 à 06:39, par Susan :: site