Son expérience
Maître de conférence en Informatique à l’Université Louis Pasteur à Strasbourg, il sillonne depuis 20 ans en kayak, à ski, en traîneau et à pied les régions de l’Arctique et de l’Antarctique. De l’Alaska à la Géorgie du Sud en passant par le Nunavut, le Spitzberg, la péninsule Antarctique et le Groenland, il accompagne et guide régulièrement des expéditions de sportifs ou scientifiques et des équipes de tournage. Passant plus de six mois par an près des pôles, il parle le groenlandais et maîtrise les techniques traditionnelles de chasse et de déplacement des Inuit. A ce titre il a guidé l’équipe des Carnets d’Expédition pour le film Septentrion.

Son anecdote sur l’épisode Septentrion
Lorsque Francis m’a demandé de trouver un Groenlandais possédant un morceau de météorite, j’ai cherché, enquêté, fouillé, interrogé tous mes amis pendant des jours pour savoir s’ils en avaient entendu parler… Mais rien ! Personne ne connaissait cette météorite découverte pour la première fois en 1894. C’est donc avec beaucoup de scepticisme que j’arrivais à Savissivik, dans le Nord du Groenland, avec Francis. Mais c’était sans compter sur cette “aura” qui règne autour de l’équipe des Carnets d’Expédition : ensemble nous voulions de nouveau interroger, questionner, sonder. Et la deuxième personne croisée dans ce village de 70 habitants nous a entraînés tout de suite tout naturellement vers une vieille caisse pleine de bouts de ferraille et de graisse de phoque dans laquelle était presque enfoui un gros morceau de météorite qui pesait 15 kg ! Je n’en reviens toujours pas !

Son meilleur souvenir de tournage (dans toute sa carrière)
Celui à venir !!!

Son pire souvenir (dans toute sa carrière)
Mon pire souvenir est celui de ma chute dans de l’eau lors d’une expédition à ski sur la banquise. Au mois de février, par -35°C, la banquise a cédé sous mon poids et je suis tombé à l’eau. Impossible de remonter sur la glace car elle était trop fragile et se brisait au fur et à mesure de mes tentatives désespérées. Heureusement, Titus, un chasseur Groenlandais oeuvrait dans le coin : il m’a aperçu de loin et s’est précipité avec son traîneau à chiens pour m’aider à sortir de l’eau mais je n’ai pas échappé à de multiples gelures sur le corps et d’autres plus graves sur les mains qui ont fait dire aux médecins que j’allais perdre tous mes doigts… Par chance ça n’a pas été le cas et j’ai pu repartir six mois plus tard vers d’autres aventures.

En voyage le bonheur c’est simple comme…
Une rencontre.

Ce qu’il emporte toujours en voyage
Un couteau, un briquet et de la ficelle ! Impossible de m’en séparer depuis ma première expédition de trois mois, seul en Alaska.