Aujourd’hui, 2 février, c’est la Chandeleur ! Bon, je vous fais grâce de l’origine de la Chandeleur qui est très compliquée : une fête païenne, récupérée par les romains puis par l’Eglise catholique. C’est globalement la fête de la fertilité, du renouveau, de la prospérité, avec des tas de rites rigolos : par exemple, on n’a pas le droit de manger la première crêpe pour qu’elle porte bonheur à la moisson suivante, on doit faire sauter la première crêpe avec une pièce de monnaie dans la main pour s’assurer prospérité et la crêpe, elle-même, est sensée symboliser le disque solaire par sa forme et sa couleur jaune.

C’est vrai qu’aujourd’hui, c’est surtout récupéré par les as du marketing qui en profitent pour nous vendre qui, des poêles qui n’attachent pas, qui de la farine sans grumeau, qui des kits pâte à crêpe pour cuisinière inexpérimentée…

Justement, petite révision : une crêpe, c’est quoi ?

- Pour 1 le de lait

- 500g de farine

- 4, 6 ou 8 œufs… ça dépend des recettes et si vous élevez une poule ou pas…

- 2 cs d’huile ou de beurre fondu

- des parfums (style fleur d’oranger ou vanille) et éventuellement un peu de sucre mais pas trop puisqu’il y aura le fourrage.

Finalement, vous le voyez bien, des crêpes, c’est non seulement hyper simple, pas cher du tout à réaliser et surtout, très équilibré nutritionnellement : ça prend la place d’un produit laitier (le lait), d’un produit céréalier (la farine) et d’un apport protidique (les œufs). C’est donc un repas complet, il ne manque que les légumes ou les fruits qu’on peut trouver dans le fourrage : une crêpe à la compote et hop, c’est un fruit de mangé avec la crêpe ; une crêpe avec un accompagnement œuf / champignons et c’est un peu de légumes avalés. On n’est même pas obligé de manger un bol de soupe ou une salade pour compléter ce repas.

En général, les enfants adorent les crêpes avec du sucre, de la confiture, de la pâte à tartiner, du miel, du citron, donc des produits sucrés… C’est vrai que c’est un délice et c’est là qu’on se retrouve bien, d’ailleurs, avec nos enfants parce que nous aussi, on adore les crêpes et qu’on se les interdit depuis longtemps en pensant que c’est super grossissant. Mais à part le repas crêpe, il peut y avoir le petit déjeuner crêpe ou le goûter crêpe. C’est vrai que c’est un apport nutritionnel très pertinent que de manger des crêpes pour un de ces deux repas. C’est très complet, facile à transporter, facile à préparer à l’avance et à garder deux à trois jours bien emballées au réfrigérateur et on peut même les congeler non fourrées pour peu qu’on les sépare chacune par du papier sulfurisé. Non fourrée parce que le problème de la congélation, c’est qu’à la décongélation, la crêpe a absorbé toute l’eau du fourrage et devient toute molle. C’est d’ailleurs pour cette raison que les industriels qui font des crêpes garnies sont obligés d’ajouter des tas d’additifs aux crêpes congelées, un peu moins quand elles sont fraiches et bizarrement quasiment pas quand elle sont simplement sous plastique. Et ça, on le sait en regardant la liste d’ingrédients. Il faut que ça se rapproche le plus possible de ce qu’on aurait fait à la maison.

Donc, crêpes pour tous et même galettes de sarrazin qui elles, sont plus difficiles à faire chez soi si on n’a pas le gène breton mais qui sont vendues en supermarché et qui ne contiennent QUE de la farine, de l’eau et du sel. C’est à dire qu’une galette apporte la même quantité de glucides complexes qu’un morceau de pain de cette taille, soit 60g. Donc une galette à l’œuf, fromage, jambon, la fameuse « complète » apporte ce qu’il nous faut en protéines, produit laitier, féculent et encore une fois, il ne nous manque que la salade qui va bien, ou le fruit ou le bol de soupe pour compléter ce repas.

Donc moi, je dis oui aux repas crêpes qui font rigoler les enfants et qui permettent de partager avec eux un moment alimentaire où les règles sont un peu assouplies.